Ils disent/mh&qm

Ils disent que je suis à la marge, que je suis le mauvais fils, le mauvais genre
Ils disent que je suis non-qualifié, sans expérience
Ils disent que je suis fou

Fou de toi, fou d’amour, fou de vie, fou d’en vivre, nous sommes le big bang.

Nous sommes le big bang. Une anomalie sur le marché des ombres.

Dans le pressoir économique, broyé dans l’entonnoir ; je suis le mauvais élève, la mauvaise graine.
Ils disent que je n’ai pas le bon profil, la bonne silhouette, la bonne gueule.
Ils disent que je suis un mauvais électeur, un mauvais payeur, que je suis hors jeu.
Ils disent que je ne suis pas le bon employé, pas assez homme, pas assez femme, pas assez chien. 
Ils disent que je suis folle

Folle de toi, folle d’amour, folle de vie, folle d’en vivre, nous sommes le big bang. 
Une anomalie sur le marché des ombres. 
Folle de toi, folle d’amour, folle de vie, folle d’en vivre, nous sommes le big bang.

Une anomalie sur le marché des ombres.  

Ils disent que je suis à la marge, que je suis le mauvais fils, le mauvais genre
Ils disent que je suis non-qualifié, sans expérience
Ils disent que je ne suis pas le bon employé, pas assez homme, pas assez femme, pas assez chien. 
Ils disent que je suis folle

Folle de toi, folle d’amour, folle de vie, folle d’en vivre, nous sommes le big bang. 
Une anomalie sur le marché des ombres. 
Fou de toi, fou d’amour, fou de vie, fou d’en vivre, nous sommes le big bang.

Nous sommes le big bang
 

Iels/ mh&qm

Des ils, des elles, nous, eux... iels. 
Assoiffés de langue.  

Des ils, des elles, nous, eux... iels.

Dans la ruelle des sombres rêves, 
Se faufilent jusque dans les sous sols, 
Où l’on entend des peaux de cuir...  Des percussions humides,
Des corps qui se mélangent dans la poussière.

C’est une partouze de lettre, l’idiome est l’épicentre d’où s’entremêle des épicènes,
des spécimens excentriques, des graphèmes labyrinthiques.

ChèrX Adelphe,
Ma chair en lambeau sous tes caresses
Un dialogue en X phonographique,
Dans une symphonie de signe pas académique.

Des ils, des elles, nous, eux... iels.
Assoiffés de langue. Assoiffés
Langage des corps 
Langage décor

Puis une jouissance... Un cri… Une naissance...
Délices dialectiques. Diabolique plaisir d’être en vie, unique.
Lente métamorphose d’un vers dans la chrysalide d’une prose. 
Diabolique plaisir d’être en vie différent.
Je mue cérébrale, être ultragénères.

Au équinoxe , des corps éparpillés dans la rosée.
Des ils, des elles, nous, eux... iels.
Sont sur nos visages, les ecchymoses des révolutions lentes.
 

Au bord du ring /mh&qm 

Des crashs sans boite noire
Des chiffres pour déclasser
Des billets pour vénérer,
Le rituel du bookie.

Au bord du ring, j’observe et j’apprécie. 
Le rituel du bookie.

Les rounds s’enchaînent et les fils de joie décomptent.
Dans les cordes, des corps pressés,
Des poids lourds, des coqs déplumés, 
A la pesée les prix s’envolent.

Face à face dans l’octogone, c’est l’hécatombe.
Des pas chassés, des danses Uper-Marchés
Des Uber-cuts, des jabs, des kicks,
Pendus à des crochets, les sparring-partner étouffent.

J’éponge, les droites et les gauches.
Sur les talons, j’allonge.

Au bord du ring, j’observe et j’apprécie.

Des liasses de frappes massives sur le marché
Les traders s’affolent, plus de discipline, plus d’éthique,
Plus de cœur dans le ring, juste des sacrifices, 
Juste des sacrifices
C’est le rituel du bookie.

Au bord du ring, j’observe et j’apprécie. 
Au bord, le rituel du bookie
 

Algorithme/mh&qm

06h / Emplois chorégraphiés d’hommes et de femmes en bleu,
Des gestes mille fois répétés autour d’un établi sécurisé
Algorithme de rentabilité
La programmation de machine articulée

Dans le bruit, la poussière, les narines noires ou dans l’air aseptisé, 
le rythme effréné de la productivité.

En mouvement perpétuel, l’épuisement naturel
En mouvement perpétuel, l’épuisement naturel 
Algorithme de rentabilité
La programmation de machine articulée

12h / Segment ascendant, les caisses s’alourdissent.
Livraisons de container par la route, le rail, la mer et les airs de non retour.
Algorithme de rentabilité
La programmation d’intelligence artificielle

Devant les écrans, les champs, les fils d’attentes, sur les vertèbres cassées,
Le rythme effréné de la productivité.

En mouvement perpétuel, l’épuisement naturel
En mouvement perpétuel, l’épuisement naturel
Algorithme de rentabilité
La programmation d’intelligence artificielle

En mouvement perpétuel, l’épuisement naturel 
Algorithme de rentabilité
La programmation de machines articulées

24h / La bourse se régale de ses machines armées
Des bombes, des tombes, des gaz et le pétrole explose.

Algorithme de rentabilité...Encore...

Derrière l’assemblée, les juges, les libertées, dès les classes conditionnés
Le rythme effréné de la productivité.

En mouvement perpétuel, l’épuisement naturel
En mouvement perpétuel, l’épuisement naturel
Algorithme de rentabilité
La programmation d’une auto-destruction.
 

BABEL

Retourner la terre, La bêche dans le macadam. La faux dans l'eau, Le feu s'empoisonne. Des dompteurs de tentacules siphonnent la mer, Sillonnent les glaces des miroirs ombilics.

Carnivores, Carnivores hygiéniques, Abattoirs,

Labellisés quelque part sur nos ombres les tractopelles de l'enfer, Labellisés ailleurs sur nos têtes les bulldozers de Babel.

L'éco logique pour une nature anarchique. Et pourquoi pas civiliser la faune et la flore.

Le feu s'empoisonne. 

WATERCLOSED

"Pense pas trop vieux renard d'égout !" Qu'ils disent les habitués. Inanité oblige, Vulgarité possible. Dans l'hôpital de mes nerfs, Jje décompresse avec un alzheimer. C'est comme au comptoir: La grâce de la nonchalance.

Ici le cirque moderne s'aère, les chimpanzés courent sur le boulevard. Là, dans le cercle, Dans la marre, J'essaye l'abordage d'un baobab mort.

Border line. Chargés du sort du gouffre, Les taxis tripodes s'essuient au bord de tout.

Je m'équilibre, je m'esquive. Je tripote l'ailleurs ultime. Inutile paroxysme, Utile paradoxe.

Une paire, un triple, un carré,

Tous rois ou reines.

Tous marchent sur le sable.

Les empreintes s'effacent, les tortues se meurent d'air !

Les toits illuminés laissent apparaître les sirènes dorées.

Ce n'est pas leurs chants qui m'envoûtent mais leurs regards si beaux.

Si tu veux me donner un nom, appelle moi cochon.

Humain pour faciliter, la vaseline ! Je dis non.

Si tu veux me donner un nom, appelle moi cochon.

Un vieux cochon pervers et vicelard, tel un peintre qui se découpe des tranches de graisse pour crépir la toile de sa cervelle.

Cervelet caillé où bouillonnent les éruptions cutanées sculpté par un sculpteur aux milles maux. Acné de sueur. Nous ne transpirons plus la misère, on la boit, on l'ingurgite !

Et les arbres en hiver tels des veines, des artères d'autoroutes. Réseaux sanguinaires où les bûcherons brûlent nos âmes pour réchauffer nos corps.

Accent circonstanciel pour le langage des vautours, et tour à tour être l'appât de ses faiblesses.

Mais transpire donc vieux cochon!

Dans le tramway, dans le bus, dans le métro bondé apprécie cette odeur des corps collés où coulent des gouttes jusqu'aux hanches.

Au fute collant, libère tes nasaux et plonge la tête dans la chatte béante. Avale tout et en remontant transperce lui le coeur à coup de dent.

Pauvre terre.

Préoccupé par des occupations étrangères à la sphère,

je perds le contrôle.

Absence totale de connexions cérébrales.

Une pulsion musculaire bestiale m'envahit,

Je suis dans un état de faiblesse générale.

JE SUIS

Je suis un obsessionnel excessif, un malade mental, comme vous comme toi: un être vivant, humain. Un produit fini issu d'une nuit amoureuse. Si elle n'avait pas posé sa main sur lui, mes codes génétiques auraient fini l'un dans un chiotte, l'autre dans un tampon hygiénique. Je suis un bout de viande, un sac de nerfs. Fonction primaire: survivre. Fonction secondaire: me reproduire. Je suis une racaille de luxe, un genre explosif, une machine à créer, une série de chiffre, un fichier. Un consommateur à consommer. Pas facile d'être integre quand tout se désintegre. Une chose est sûre, j'reflechis pas quand j'suis bourré. Je suis une jouissance, une fée pour psychopathe, un voyageur un mille-pattes.

Ta mère, trente ans j'ai pas toutes mes dents.  J'continue, j'avance, j'prends mon pied j'ai pas pied. Je me noie et ressuscite comme le p'tit portugais de l'avenue des Malins. Je suis le diable et l'ange, je suis un vagin humide, une verge prétentieuse. Un héros sexuel, un homo-terrien, je suis une partition aléatoire, une fréquence sanguine. Une énergie renouvelable, un assassin responsable.

Je suis la vie.

 

Nul devoir de possession,
Nous pouvons voyager,
Agrandir nos visions,
Epanouir nos esprits,
Tenir l'équilibre de nos émotions
 

Contradiction.

 

 

Tueurs d'idées 

Objectif régner

Les couleuvres ont jauni 

Encore des portes fermées

Ranger les propriétés

Au creux des paumes

Nulle fatalité

C'est ton coeur qui te fait respirer

Et la machine qui te fait t'étouffer 

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